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Leadership · 5 min

La passion comme moteur : le sport comme source d'énergie au quotidien

Tenir un cabinet, enseigner, accompagner des dirigeants : ce qui tient dans la durée, c'est la passion, et l'entraînement en est une source.

Diriger une fonction RH, accompagner des dirigeants et enseigner demandent de l'énergie, et pas seulement de la compétence. Ce qui permet de la maintenir, pour moi, c'est une passion : le triathlon.

Un corps en équilibre, grâce à des routines

Le sport apprend à tenir un rythme. Des routines de travail, des séances régulières, du repos planifié : c'est ce qui maintient un corps en équilibre, et un esprit disponible. Sans routine, l'énergie se disperse ; avec elle, on dispose de ce qu'il faut au bon moment.

Des objectifs intermédiaires, atteignables

Une course ne se gagne pas en une fois. On la prépare par étapes : une sortie, puis une semaine, puis un bloc de plusieurs semaines. Chaque objectif intermédiaire doit être assez exigeant pour faire progresser, et assez réaliste pour être atteint. C'est cette succession de petites victoires qui donne confiance.

Le même principe s'applique au travail : fixer des objectifs que l'on peut tenir, et les relever ensuite.

Construire sur la durée, à la mesure de chacun

Le corps ne progresse pas au même rythme pour tout le monde, ni à chaque semaine. Il faut écouter ses signaux, accepter les plateaux, ne pas forcer. Les progrès durables se construisent sur la durée, à la cadence que chacun peut tenir.

Cette logique vaut pour les personnes comme pour les équipes : on ne transforme pas une organisation en quelques semaines.

Un Ironman complet ne s'improvise pas. J'en ai terminé un à Cascais en 2021 : une préparation de plusieurs mois, faite de séances régulières, de semaines de charge et de semaines de récupération. C'est une réussite personnelle, et une bonne illustration de ce principe.

Se lancer pour le plaisir

Une fois la base construite, on peut enfin se lancer pour le plaisir : on est prêt, on progresse, et l'effort devient une source de satisfaction plutôt qu'une obligation. C'est là que la passion prend tout son sens.

Un exemple : Paris 2024, une échéance et des jalons

Au Comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, j'ai construit la fonction RH d'une organisation qui passait de zéro à 4 500 collaborateurs. L'échéance était fixe : les Jeux ne se décalent pas. Il a donc fallu avancer par jalons intermédiaires, chacun assez exigeant pour faire progresser l'équipe, et assez réaliste pour être tenu.

J'ai quitté le Comité avant l'échéance, mais la structure et l'équipe étaient en place. C'est ce qu'on attend d'une bonne préparation : des étapes qui tiennent sans la personne qui les a conçues.

Comme dans la préparation d'une course, on ne peut pas tout faire le dernier mois. Ce qui compte, c'est la régularité des étapes, et la capacité à ajuster quand le rythme n'est pas le bon.

Ce que j'en retire pour mon métier

Le travail demande la même qualité d'attention qu'une préparation sportive : observer, ajuster, ne pas brûler les étapes. La motivation se construit jour après jour, plutôt que d'attendre l'inspiration. C'est une règle que j'applique autant à mes équipes qu'à moi-même.

Une passion à partager

Trouver ce qui nous motive en dehors du travail n'est pas un luxe. C'est une façon de rester lucide, et souvent de mieux accompagner les autres.

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